Aperçu rapide de la gravure

Préface de Gaston Bachelard pour le livre d’Albert Flocon :

(…) Le graveur ne peut être passif ; il ne copie rien, il lui faut tout produire (…)

 

Extraits du livre d’Albert Flocon, buriniste :

(…) l’expérience de la lutte se poursuit constamment entre les émotions et les procédés matériels par lesquels l’artiste veut les exprimer (…)

(…) La première trace que l’homme ait laissée, fut certainement une empreinte en creux : le moule de son pied dans le sable humide (…) le trait en creux est le moyen le plus immédiatement à la portée de la main pour donner forme à la pensée (…)

(…) La gravure fut parmi les premiers gestes réfléchis de l’homme (…)

(…) L’imagination à l’état brut n’est pas le privilège des artistes. Tout le monde en a. Elle fait partie de la nature particulière de l’homme (…) ; le savant saisit la réalité grâce à son imagination et l’artiste son imagination grâce à la réalité. L’un et l’autre apportent des connaissances mais l’essence est différente. Les deux auraient intérêt à mieux se connaître pour mieux connaître.

 

 

La gravure comme nulle autre discipline plastique, semble être faite pour créer une communication très personnelle et en même temps elle s’adresse à un cercle assez large de destinataires.

Elle  est une forme de dialogue ; dialogue de l’artiste qui parle à travers son œuvre avec celui qui la regarde.

On y trouve place pour la méditation, la réflexion, des pensées graves et profondes ; il y a la place aussi pour la plaisanterie, le grotesque, le jeu.

 

 


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